MEDIAS | CANAL + | Un Grand Journal qui se cherche

On l’annonçait comme l’évènement médiatique de la rentrée, le Grand Journal de Canal+, saison 10, désormais animé par Antoine de Caune était de retour hier soir.

L’émission commence avec un nouveau habillage, un nouveau décors, un nouveau générique et une nouvelle équipe. Les cinq premières minutes du show sont sensationnelles et prometteuses, avec un Antoine de Caune en forme dans un pré-générique et un spitch d’introduction sous le signe de l’humour et de l’autodérision. Bref, un petit délice qui pouvait annoncer une suite d’émission aussi excellente, mais ce ne fût malheureusement pas le cas.

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UNE PREMIÈRE PARTIE BROUILLON

Premier problème, l’émission est entièrement séquencée, chaque interventions portent un nom et tout cela empêche la surprise. Dans cette première partie, centrée sur l’actualité, Antoine de Caune était complètement éteint. Alors que Michel Denisot maitrisait son sujet et posait des questions à l’invité. Antoine de Caune s’est cantonné à quelques blagues et à passer la parole aux chroniqueurs. Des chroniqueurs justement, qui étaient bien trop nombreux pour un seul invité (Manuel Valls, ministre de l’intérieur). De plus, leurs enchainements étaient tellement rapides que le débat de fond était impossible. Jean-Michel Aphatie est resté fidèle à lui-même, mais étant présent depuis 2006 dans l’émission, il tranche avec une équipe entièrement revue où les plus vieux chroniqueurs sont arrivés en 2012. La deuxième intervenante était Jeannette Bougrab, qui a malheureusement été muette une bonne partie de l’émission, sans doute lui faudra-t-elle du temps pour s’imposer.

Une question se pose aussi, pourquoi un seul invité? Michel Denisot avait l’habitude d’inviter une personne de droite face à une personne de gauche ou encore face à un représentant d’une association. Ici, le politique était face aux journalistes uniquement. Le Grand Journal, c’est une émission de débat sur l’actualité et non un dialogue entre les chroniqueurs politiques et l’invité.

UNE DEUXIÈME PARTIE PROMETTEUSE

Après l’éternel Zapping, les Guignols et la météo de l’excellente Doria Tillier. Nous voici dans la deuxième partie de l’émission, centrée sur la culture, avec Benoit Poelvoorde qui était un très bon client. Accompagné d’une pastille humoristique « Pendant ce temps » plutôt réussie et d’un Arié Elmaleh en showman chantant « Get lucky » des Daft Punk en Néerlandais, cette seconde partie du Grand Journal est sans doute la partie la plus réussie et la plus aboutie malgré une promo de l’invité qui passe presque à la trappe. Mais avec un Antoine de Caune beaucoup plus dans son élément.

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UN GRAND JOURNAL PEU ABOUTIT

Cette nouvelle mouture, nous promet plein de bonnes choses, mais il est dommage que Canal+ doive nous proposer des premières émissions bancales. Il aurait peut-être fallu travailler beaucoup plus. Certes, le Grand Journal est une énorme machine difficile à manœuvrer, mais Antoine de Caune qui réussit à faire rire les acteurs crispés du cinéma français, lors de la cérémonie des César, nous avait habitué à beaucoup mieux. Ce maitre de cérémonie, nous paraissait très stressé, perdu, paniqué et sans contrôle de son émission puisque, par exemple, faute de temps et de problèmes de conducteur la chronique d’Augustin Trapenard est passée à la trappe.

Les points positifs de ce nouveau Grand Journal résident dans le visuel de l’émission, entièrement revu et très réussi. L’insertion de magnétos durant l’interview de l’invité politique était également une bonne chose. Le fait que la deuxième partie soit préparée jusqu’à être scénarisée en référence aux shows américains n’est absolument pas dérangeant que du contraire. La séquence de Benoit Poelvoorde faisant la promo de la ville de Namur à Woody Allen était vraiment réussie.

Après avoir regardé ce nouveau Grand Journal, on en sort mitigé. Ce qui est sur c’est que l’émission se cherche et il est certain que le conducteur du Grand Journal version 2013 sera revu durant les semaines à venir.

Michel Denisot tenait son « porte-avion » à flot, Antoine de Caune, lui, l’a fait vaciller durant cette première émission. On regretta encore de voir une émission pas assez travaillée et rodée déjà à l’antenne d’une chaine qui nous avait habitué à beaucoup mieux. Mais après avoir appris de ses erreurs de début d’année et avec des chroniqueurs et un animateurs rodés, cette nouvelle version du Grand Journal aurait de grande chance de fonctionner.

@Valentino_radio

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